Un niveau, pas un contenu
On connaît le niveau à la jauge, rarement la composition : quels lots, quelle qualité, quelle valeur. La question se pose au premier inventaire ou à la première vente importante.
Une citerne n'est pas un simple volume : c'est un mélange de lots, de qualités et parfois de propriétaires différents. Encore faut-il pouvoir le dire.
On connaît le niveau à la jauge, rarement la composition : quels lots, quelle qualité, quelle valeur. La question se pose au premier inventaire ou à la première vente importante.
Quand l'huile de plusieurs lots achetés à des prix différents se retrouve dans la même cuve, le coût du litre vendu devient une estimation — et la marge avec.
Mélanger, même de bonne foi, l'huile d'un client de façonnage avec celle de la société est une erreur coûteuse à démêler.
Chaque entrée d'huile en citerne conserve son lot d'origine, sa quantité et sa qualité. Le contenu d'une cuve se lit comme une liste, pas comme un niveau.
La valorisation se fait au prix moyen pondéré par défaut. Le FIFO s'active par société ou citerne par citerne, selon la manière de travailler de chaque huilerie.
Une citerne hors service, en attente de nettoyage, ou dont la capacité serait dépassée refuse l'huile : l'erreur est bloquée à la saisie. Le type d'huile, lui, suit le contenu — une citerne vide adopte celui du lot entrant, une citerne déjà remplie conserve le sien.
Une citerne ou une trémie affectée à un client de façonnage lui reste acquise tant qu'elle n'est pas vide, et les écrans de sélection ne la proposent plus à d'autres.
Entrée, transfert, sortie : chaque mouvement s'écrit, met à jour le solde et déclenche ses effets de bord dans une seule opération. Un stock négatif est refusé, jamais absorbé.
Le prix moyen pondéré convient à la plupart des huileries : il lisse les écarts d'achat et simplifie la valorisation. Le FIFO se justifie quand les lots doivent rester distincts, par exemple pour une huile identifiée par origine. Le choix se fait par société ou citerne par citerne.
Oui. La propriété reste attachée à l'huile, indépendamment du contenant. Une citerne peut donc être réservée à un client, et la restitution se fait sur la quantité qui lui revient réellement.
Un transfert est un mouvement à part entière : il sort d'une citerne, entre dans une autre, conserve l'origine des lots et recalcule la valorisation de la citerne réceptrice.
L'écart se constate par un mouvement d'ajustement documenté, avec son motif et son auteur. Rien ne se corrige en écrasant un solde : l'historique reste lisible.
Ce qui entre en chaîne et ce qui en sort, rapporté au lot d'origine : c'est là que se lit le rendement réel d'une campagne.
DécouvrirLa traçabilité ne s'ajoute pas après coup : elle tient au fait que chaque opération garde le lien avec le lot d'olives d'origine.
DécouvrirDe la première remorque d'olives au bidon vendu, un seul système qui parle le langage de la maâsra : lots, trituration, citernes, façonnage, grignons et margine.
DécouvrirDe la réception des olives à la vente de l'huile : traçabilité par lot, prix du marché en temps réel, comptabilité et reporting dans une seule plateforme.