Des citernes que l'on sait lire

Une citerne n'est pas un simple volume : c'est un mélange de lots, de qualités et parfois de propriétaires différents. Encore faut-il pouvoir le dire.

Le point aveugle du stockage

Un niveau, pas un contenu

On connaît le niveau à la jauge, rarement la composition : quels lots, quelle qualité, quelle valeur. La question se pose au premier inventaire ou à la première vente importante.

Une valorisation approximative

Quand l'huile de plusieurs lots achetés à des prix différents se retrouve dans la même cuve, le coût du litre vendu devient une estimation — et la marge avec.

L'huile d'un client en façonnage

Mélanger, même de bonne foi, l'huile d'un client de façonnage avec celle de la société est une erreur coûteuse à démêler.

Comment Oleaflo gère les citernes

Le contenu, lot par lot

Chaque entrée d'huile en citerne conserve son lot d'origine, sa quantité et sa qualité. Le contenu d'une cuve se lit comme une liste, pas comme un niveau.

PMP par défaut, FIFO en option

La valorisation se fait au prix moyen pondéré par défaut. Le FIFO s'active par société ou citerne par citerne, selon la manière de travailler de chaque huilerie.

Une citerne qui refuse ce qu'elle ne doit pas recevoir

Une citerne hors service, en attente de nettoyage, ou dont la capacité serait dépassée refuse l'huile : l'erreur est bloquée à la saisie. Le type d'huile, lui, suit le contenu — une citerne vide adopte celui du lot entrant, une citerne déjà remplie conserve le sien.

Réservation au client

Une citerne ou une trémie affectée à un client de façonnage lui reste acquise tant qu'elle n'est pas vide, et les écrans de sélection ne la proposent plus à d'autres.

Chaque mouvement laisse une trace

Entrée, transfert, sortie : chaque mouvement s'écrit, met à jour le solde et déclenche ses effets de bord dans une seule opération. Un stock négatif est refusé, jamais absorbé.

Ce que ça change au stockage

  • Le contenu et la valeur de chaque citerne, connus à tout moment.
  • Un coût du litre vendu calculé, pas estimé.
  • Aucun mélange involontaire entre qualités ou entre propriétaires.
  • Un inventaire de fin de campagne qui se lit au lieu de se reconstituer.

Questions fréquentes

PMP ou FIFO : que choisir ?

Le prix moyen pondéré convient à la plupart des huileries : il lisse les écarts d'achat et simplifie la valorisation. Le FIFO se justifie quand les lots doivent rester distincts, par exemple pour une huile identifiée par origine. Le choix se fait par société ou citerne par citerne.

Peut-on suivre l'huile d'un client de façonnage dans une citerne commune ?

Oui. La propriété reste attachée à l'huile, indépendamment du contenant. Une citerne peut donc être réservée à un client, et la restitution se fait sur la quantité qui lui revient réellement.

Comment se gèrent les transferts entre citernes ?

Un transfert est un mouvement à part entière : il sort d'une citerne, entre dans une autre, conserve l'origine des lots et recalcule la valorisation de la citerne réceptrice.

Que se passe-t-il si le stock physique ne correspond pas ?

L'écart se constate par un mouvement d'ajustement documenté, avec son motif et son auteur. Rien ne se corrige en écrasant un solde : l'historique reste lisible.

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