Des volumes inconnus
Sans mesure, la quantité produite ne se compare ni à la capacité des bassins ni au rythme d'évacuation nécessaire.
La margine ne rapporte rien : elle coûte, et son évacuation doit pouvoir se justifier. La suivre en quantité est la seule façon de maîtriser les deux.
Sans mesure, la quantité produite ne se compare ni à la capacité des bassins ni au rythme d'évacuation nécessaire.
Les camions citernes partent sans document, et l'huilerie n'a rien à présenter sur la destination des effluents — ni le destinataire, ni son agrément, ni les volumes.
Le transport et le traitement se paient, mais faute d'être rattachés à la campagne, ils n'apparaissent dans aucun calcul de coût de revient.
La margine se suit en volume ou en poids, rattachée au lot et à la campagne, comme les autres sous-produits.
La margine n'est jamais traitée comme un produit vendable : elle porte un coût d'évacuation, ce qui correspond à la réalité d'une huilerie tunisienne.
Le stock de margine est suivi en litres, par site et par campagne, avec sa capacité maximale : ce qui entre, ce qui sort, et combien il reste avant saturation.
Chaque évacuation est un voyage enregistré : référence, date, quantité en litres, prix convenu et entreprise agréée destinataire, avec son numéro d'agrément. Le stock est décrémenté dès la création du voyage, et un bon imprimable accompagne le camion.
Les factures de transport et de traitement se rattachent à la campagne, et entrent donc dans le coût réel de la production d'huile.
Parce que c'est la réalité des huileries tunisiennes : la margine est un effluent dont on paie l'évacuation. La traiter comme une recette produirait des résultats faux et un stock qui ne se solde jamais.
Le stock porte un volume actuel et une capacité maximale, par site et par campagne. Le rapprochement entre le rythme de production et la capacité restante devient un chiffre plutôt qu'une impression.
Les destinataires sont enregistrés comme entreprises agréées, avec raison sociale, matricule fiscal et numéro d'agrément. Chaque voyage désigne la sienne, et la facture correspondante suit le circuit fournisseur habituel, jusqu'au paiement.
Le voyage est enregistré de la même façon ; seul le coût change de nature, puisqu'il devient interne. La traçabilité de la destination reste, elle, identique.
Ce qui entre en chaîne et ce qui en sort, rapporté au lot d'origine : c'est là que se lit le rendement réel d'une campagne.
DécouvrirSur une campagne, les grignons représentent des centaines de tonnes. Les traiter comme un déchet, c'est renoncer à une recette qui compte.
DécouvrirLa traçabilité ne s'ajoute pas après coup : elle tient au fait que chaque opération garde le lien avec le lot d'olives d'origine.
DécouvrirDe la réception des olives à la vente de l'huile : traçabilité par lot, prix du marché en temps réel, comptabilité et reporting dans une seule plateforme.