Des présences sur un cahier
Le pointage se fait sur un cahier au quai, recopié plus tard, parfois de mémoire. Les contestations de fin de mois sont inévitables, et elles portent presque toujours sur des jours d'absence.
Une huilerie passe de quelques permanents à des dizaines de saisonniers en trois semaines. Suivre qui a travaillé, où et combien d'heures, devient un métier.
Le pointage se fait sur un cahier au quai, recopié plus tard, parfois de mémoire. Les contestations de fin de mois sont inévitables, et elles portent presque toujours sur des jours d'absence.
Un ouvrier déplacé d'un site à l'autre brouille le compte des heures, et personne ne sait à quel site imputer son coût.
Sans base de présence fiable, les éléments variables de paie se reconstituent en fin de mois, sous pression.
Les deux populations coexistent avec leurs propres règles : contrat de campagne, poste occupé, site de rattachement.
Chaque journée est enregistrée avec son type de présence et ses heures travaillées, ouvrier par ouvrier. Le rattachement au site vient de la fiche de l'ouvrier, ce qui donne un coût de main-d'œuvre par site.
Congés posés, avances versées à un ouvrier et contrats en cours vivent au même endroit que la présence — ce sont eux qui font les écarts de fin de mois.
La fiche de paie est calculée à partir des jours réellement travaillés : salaire de base, heures supplémentaires, CNSS part ouvrier et part employeur, IRPP, puis net à payer. Les montants sont calculés en décimal exact.
Les données de personnel sont réservées aux profils qui en ont besoin ; un chef de quai ne voit pas la rémunération d'un ouvrier.
Oui : à partir des jours ouvrables, travaillés et d'absence, avec le salaire de base, les heures supplémentaires, les cotisations CNSS ouvrier et employeur, l'IRPP et le net à payer. Les taux et barèmes restent à vérifier auprès des sources officielles et à tenir à jour dans le paramétrage.
Sa présence est saisie sur le site où il a effectivement travaillé : l'imputation du coût suit le travail, pas le rattachement administratif.
Une avance versée à un ouvrier est enregistrée sur sa fiche et vient en déduction du net à payer. C'est une pratique courante en campagne, et la principale source de désaccord quand elle n'est notée nulle part.
L'accès suit les profils : seuls ceux qui en ont l'usage voient les données de personnel, et chaque consultation sensible s'inscrit dans le journal d'audit.
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